Depuis les années 1970, des études menées par des psychologues, médecins, professionnels de l’éducation et neurologues aux États-Unis, en Australie, en Angleterre, en Russie et en Suède ont mis en évidence le lien essentiel entre le mouvement, le cerveau et les apprentissages scolaires.

Des capacités physiques indispensables aux apprentissages
Pour réussir à l’école, un enfant doit développer certaines habiletés motrices et cognitives lui permettant de :
- Rester assis sans inconfort prolongé.
- Se concentrer sur une tâche sans être distrait par des stimuli externes.
- Tenir et manipuler un instrument d’écriture correctement.
- Contrôler ses mouvements oculaires pour stabiliser son regard sur une page.
- Suivre une ligne imprimée sans que ses yeux ne « sautent ».
- Ajuster rapidement la mise au point visuelle entre différentes distances.
Ces compétences dépendent directement du développement moteur, du contrôle postural et de l’intégration des réflexes archaïques.
L’impact des réflexes archaïques immatures
Si certains réflexes archaïques persistent au-delà des premiers mois de vie, ils peuvent entraver les capacités d’apprentissage. Parmi eux :
- Le Réflexe Tonique Symétrique du Cou (RTSC),
- Le Réflexe Tonique Asymétrique du Cou (RTAC),
- Le Réflexe Tonique Labyrinthique (RTL),
- La Traction des Bras, le Babkin, l’Agrippement palmaire.
Un enfant qui conserve ces réflexes primitifs lutte inconsciemment contre des gestes incontrôlés, ce qui affecte sa concentration et sa réussite dans les apprentissages scolaires (lecture, écriture, calculs, concentration, compréhension, mémorisation, posture).

Le Rôle clé du Réflexe Tonique Symétrique du Cou (RTSC)
Le RTSC immature est responsable des difficultés d’apprentissage chez 75 % des enfants en difficulté scolaire (Myriam Bender, 1971). Lorsqu’il n’est pas intégré, il génère de l’inconfort pour des actions telles que :
- Regarder en alternance le tableau et son cahier.
- Rester assis sans inconfort.
- Contrôler ses gestes et sa posture.
Un enfant dans cette situation adoptera instinctivement des postures compensatoires :
- Il s’affale sur sa chaise.
- Coince ses pieds ou repose sa tête sur son cahier.
- Se lève fréquemment pour limiter les mouvements involontaires.
Son attention est alors mobilisée pour gérer sa posture plutôt que pour se concentrer sur les apprentissages.
L’intégration des réflexes archaïques : une solution efficace
Un travail spécifique sur les réflexes archaïques offre une aide précieuse aux enfants qui :
- Bougent sans cesse ou adoptent des postures inadaptées.
- Ont du mal à se concentrer.
- Ecrivent mal ou inversent lettres et chiffres.
- Manquent d’aisance motrice et évitent les activités sportives.

Une approche en 3 étapes
En cabinet, je propose un accompagnement en trois phases :
- Intégration sensorielle : stimulation des capteurs sensoriels.
- Intégration sensori-motrice : rééducation des connexions neuro-motrices.
- Intégration isométrique : reprogrammation des réflexes moteurs.
Cette approche permet au corps et au cerveau de retrouver des schémas de développement optimaux.
Des exercices de renforcement à domicile
Afin de consolider ces nouveaux circuits neuronaux, l’enfant réalise des mouvements de renforcement pendant 10 à 15 minutes par jour durant un mois. Ces exercices sont issus de méthodes reconnues telles que :
- Brain Gym de Paul Dennison.
- Les autoremodelages de Sally Goddard et Peter Blythe.
- Le protocole ExperTISe de Sandrine de Clynsen.
- Les mouvements rythmiques de Harald Blomberg.
- Les jeux de balles et de sacs de grains de Bill Hubert et Brendan O’Hara.
Un programme adapté en milieu scolaire et périscolaire
L’intégration des réflexes peut aussi être mise en place directement en structure scolaire ou périscolaire (crèche, institution adaptée). Un programme de 15 minutes par jour sur 9 à 12 mois peut améliorer significativement la concentration, la posture et les performances scolaires attendues (lecture, écriture, calculs, compréhension, mémorisation).
Je suis disponible pour intervenir directement au sein des établissements ou pour former les adultes en charge du programme.
Aider les enfants à intégrer leurs réflexes archaïques, c’est leur offrir de meilleures chances de réussite scolaire et un plus grand confort d’apprentissage !
